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BOTSWANA

Introduction

Avec sa nature sauvage préservée, son désert - le célèbre Kalahari - ses marais épanouis dans le Delta de l’Okavango, sa rivière Chobe, la réserve de Moremi, sa savane, et ses villages de brousse, le Bostwana est un paradis pour les passionnés de faune.

Ce bel héritage fait de lui un lieu difficile d’accès au petit budget, les lodges y sont de grande qualité. Et les réserves très protégées.


Mais comment qualifier le sentiment qui vous envahit lorsque le soleil inondant le ciel d’un rouge orangé vient se coucher dans les eaux du Delta, laissant juste devant lui l’ombre des grands mammifères à la tombée de la nuit…


Survoler en avion ou en ballon, naviguer en mokoro (petite pirogue), marcher ou jouer les aventuriers en 4X4, le Bostwana sous toutes ses formes est le paradis du safari et vous en garderez un souvenir inoubliable.

Origine des habitants

L'histoire du Botswana remonte à l'âge de pierre. Plus de 2000 sites archéologiques y ont déjà été identifiés, et pourtant seule une centaine d'entre eux a fait l'objet de fouilles.

 

Le territoire de l'actuel Botswana est habité par les Sans depuis la préhistoire, c'est-à-dire au début de notre ère. Puis ces derniers ont été en grande partie déplacés par les Bantous tswanas qui ont émigré dans la région au début du XIXe siècle.


Les Twanas se divisèrent en trois groupes: les Pedi au Transvaal, les Basotho dans l'actuel Lesotho et les Basuthso de l'Ouest (ou Tswana) au Bechuanaland — qui deviendra plus tard le Botswana.

 

Entre le Moyen Âge européen et le XVIIIe siècle, de nombreux autres peuples s'installèrent dans la région. Des Hereros fuyant la domination allemande (en Namibie) s'ajoutèrent au contingent. Puis des missionnaires, dont David Livingstone et Robert Moffat, pénétrèrent le territoire au cours de la première moitié du XIXe siècle. Ces missionnaires développèrent l'instruction selon le modèle européen et aidèrent les Tswanas à obtenir la protection britannique contre l'avancée des Boers dans la région.

 

Le territoire fut placé sous protectorat britannique — alors le Bechuanaland en 1885, «à la demande» des chefs tswanas inquiets de la pénétration des Boers de la république du Transvaal. Mais la capitale fut placée hors du Bechuanaland, plus précisément à Mafeking en Afrique du Sud. La Grande-Bretagne voulut confier l'administration du Bechuanaland à la British South Africa Company, dirigée par le riche financier Cecil Rhodes.

 

Des chefs tswanas se rendirent à Londres plaider pour le statu quo. La Grande-Bretagne accepta les exigences des autochtones, mais accorda à Rhodes une bande de terre pour y construire sa ligne de chemin de fer «Le Cap-Le Caire».

 

Évidemment, l'administration britannique introduisit l'usage de l'anglais, mais la population locale n'en subit pas l'influence, car l'administration coloniale avait, par nécessité, fait du tswana la langue véhiculaire parce qu'elle rejoignait jusqu'à 90 % de la population. L'anglais était une langue de travail pour le gouvernement, les tribunaux et les rares écoles. La colonisation britannique fut plutôt paisible et se déroula sans histoire.

 

Après la victoire des britanniques dans la guerre des boers, la Grande-Bretagne créa l'Union sud-africaine en 1910. La nouvelle colonie proposa d'absorber le Bechuanaland, mais les chefs tswanas s'y opposèrent.


Les britanniques créèrent le conseil consultatif africain en 1920, ce qui donnait aux Tswanas une voix au gouvernement du protectorat. Durant les deux guerres mondiales, des contingents du Bechuanaland — qui deviendra le Botswana — servirent outre-mer et, à leur retour, exercèrent une grande influence sur les changements économiques et politiques à venir. Ce sont eux qui introduisirent l'anglais dans les affaires du pays. Les premières élections législatives ont eu lieu en 1961.

 

En 1966, la Grande-Bretagne accorda l'indépendance à la colonie sous le nom de Botswana, malgré l'opposition de l'Afrique du Sud. Sir Seretse Khama prit la présidence de la nouvelle république du Botswana. Le gouvernement reconduisit l'anglais dans son statut de langue officielle, bien que l'ensemble de la population puisse parler d'autres langues; il paraissait plus simple de reconduire le statut de l'anglais pour faire fonctionner l'État.


Par la suite, les dirigeants ont tout fait pour promouvoir la langue nationale le tswana. On fonda même le Conseil de la langue tswana afin d'en assurer le développement technique de la langue, particulièrement en ce qui concerne la construction des corpus.

 

Trois ans après l'indépendance, en 1969, le problème de la discrimination linguistique fut évoqué par les membres du Parlement: c'est que la promotion du tswana se faisait aux dépens des autres langues nationales, dont le kalanga, la plus importante langue minoritaire du pays. Le problème sera soulevé à nouveau en 1988, puis en 1995.

 

Entre-temps, beaucoup de locuteurs botswanais auront perdu leur langue ou ne la parleront plus à leurs enfants.

 

À la suite de la découverte de diamants à Orapa, le pays devint l'un des principaux producteurs de cette matière précieuse. Non seulement l’extraction minière donna au pays une certaine aisance financière, mais le gouvernement, sous l’impulsion des organisations financières internationales, mit en place des politiques économiques judicieuses qui ont assaini durablement les finances publiques. Autrement dit, le pays eut la chance d'être bien géré.


Sir Seretse Khama fut réélu trois fois. Bien qu'opposé à l'ancienne politique d'apartheid de son voisin sud-africain, le Botswana maintint, pour des raisons de dépendance économique, des relations étroites avec celui-ci.

Depuis l'émergence de la nouvelle Afrique du Sud, le président Quette Masire, en poste depuis 1980, milita pour une «interdépendance équilibrée» envers son puissant voisin au sein de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).

 

En 1999, Festus Mogae fut élu président. Il s’engagea à améliorer l'économie du pays et tenta d'enrayer l'épidémie de sida. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, près de 25 % de la population adulte du Botswana serait contaminée par le virus. Bien que dépendant totalement de l'Afrique du Sud pour l'exportation de ses richesses, le Botswana a réussi à préserver son indépendance durant les années de lutte contre l'apartheid.

 

En 2008, Ian Khama, le fils de Sir Seretse Khama, fut élu président.

Géographie

Superficie: 570000km2.

Capitale: Gaborone.

 

Le territoire du Botswana est très largement occupé par le désert du Kalahari (84% du pays), un bassin sableux situé à plus 1000 mètres au-dessus de la mer et où la pluviométrie est relativement faible. Les deux tiers du pays sont sous les tropiques. Sa surface équivaut à peu près à celle de la France ou du Kenya.


Les fleuves principaux du pays sont le Chobe au nord, le Nossob au sud-ouest, le Molopo au sud et les Marico, Limpopo et Shashe à l’est. En dehors du delta de l’Okavango et du Chobe au nord, le pays a finalement peu de ressources permanentes en eau de surface.

 

Le Hardveld oriental où vit la majorité de la population est une large bande de terre orientée nord-sud et parsemée de petits promontoires rocheux issus de l’érosion.

Bien que le Botswana ne comporte aucune chaîne montagneuse à proprement parler, les paysages uniformes sont jalonnés de collines basses, notamment près de la frontière sud-est et dans le nord-ouest.

Le point culminant du pays est la Montagne Otse (1491 m) mais les trois pics majeurs de Tsodilo Hills dans le nord-ouest du pays sont bien plus impressionnants.

Climat

Bien qu’il soit traversé par le tropique du Capricorne, le Botswana connaît un climat et des températures extrêmes.

Il fait chaud, beau et sec la plupart du temps.

La saison des pluies a lieu de Novembre à Mars.

De fin Mai à Août, le temps est généralement clair, relativement chaud et beau mais les nuits sont fraîches voire froides à certains endroits.

Economie

La stabilité politique favorise la croissance économique du Botswana qui enregistre de bons résultats économiques, fondés sur la gestion prudente des ressources importantes que lui procure son secteur minier, dont le diamant occupe la place centrale. Le Botswana doit cependant promouvoir la diversification d’une économie trop dépendante de l’extérieur.

 

L’économie repose sur les services (banques, tourisme), une industrie de transformation naissante, l’élevage et surtout sur des ressources minières abondantes : le Botswana est le 1er producteur mondial de diamant (33% du PIB et 82,9% des exportations).

 

Les données macroéconomiques du Botswana sont remarquables: taux élevé de croissance (+ 8,2% annuel sur 30 ans), faible dette extérieure (360 M$), inflation maîtrisée, balance commerciale et balance des paiements excédentaires, 4,2 Md € de réserves de change.

 

Mais l’économie botswanaise reste vulnérable en raison de fortes contraintes naturelles (enclavement, climat semi désertique, problème d’eau, terres difficilement cultivables, faible densité humaine, dépendance des cours mondiaux des produits miniers) et de faiblesses structurelles (omniprésence de l’Afrique du Sud avec 77,6 % des importations, forte dépendance vis-à-vis de l’industrie minière, inégale répartition des revenus, manque de main d’œuvre qualifiée, taux de chômage.

 

L’impact du SIDA sur les finances publiques et la probable stagnation de la production de diamants pourraient limiter le taux de croissance dans l’avenir.

Biodiversité

Le Botswana est bien connu pour ses richesses animalières. La plupart des espèces africaines sont présentes ainsi qu’un certain nombre d’endémiques. Comparée aux autres régions d’Afrique, la zone a été relativement épargnée du braconnage.

 

On dénombre 164 espèces de mammifères. Parmi les plus emblématiques, notons le lycaon, les lions, léopard et guépard, les deux espèces de hyènes, le rhinocéros blanc et le zèbre de Burchell, le buffle et l’hippopotame. La zone de Chobe abrite la plus importante population d’éléphants d’Afrique, comptabilisant environ 150 000 individus.

 

Du point de vue de l’avifaune, le pays accueille quelques 550 espèces différentes, qu’elles soient nicheuses, migrantes ou bien rares. On peut ainsi observer aisément autruches, flamants roses, Outardes Kori, vautours du Cap et aigles pêcheur d’Afrique, aigles bateleur, plusieurs espèces de calaos et de martins pêcheurs…

157 espèces de reptiles peuplent aussi la zone: crocodiles, pythons, mambas noirs et cobras comptent parmi les plus connus.

 

La répartition des milieux naturels est fortement corrélée à la pluviométrie. La majorité du pays est couverte par des savanes de type arboré, buissonnant ou herbeux. Les savanes buissonnantes se trouvent dans le sud-ouest tandis que la savane arborée occupe le reste du pays. Il existe aussi quelques forêts situées uniquement dans l’extrême nord sur les rives du fleuve Chobe. Les acacias et les mopane sont les arbres les plus couramment rencontrés.

 

Plus de 3000 plantes ont été recensées au Botswana dont près de 650 espèces ligneuses. Les plantes comestibles sont nombreuses (200 connues à l’heure actuelle !) et considérablement utilisées par les communautés locales et notamment les San dans le secteur du Kalahari. Le Melon Tsamma (Citrillus lanatus) et le Concombre sauvage sont parmi les plus populaires.

 

Près de 17% du territoire national a le statut de zone naturelle protégée.

Infos pratiques

Passeport et visa...

Les visiteurs internationaux doivent être munis d'un passeport valide au minimum pour 6 mois. Il n'y a pas besoin de visa pour les visiteurs de la Communauté Européenne.

Argent...

La monnaie botswanaise est le Pula et le cours en 2010 oscille autour des 8,6 Pulas pour 1 Euro.

Les lodges du Botswana chargent quasi exclusivement en US$ et en Euros et il est utile d'avoir du liquide dans une de ces deux monnaies. Les cartes de crédits sont également acceptées.

Téléphone…

Le code international est le 267.

Electricité…

Le voltage est 220 Volts mais les prises sont non standards {similaires à celles de 1'Afrique du Sud) et vous devrez vous procurer un adaptateur.

Population

Il y a environ 1,8 millions d’habitants au Botswana répartis ainsi:

71,1% de Tswanas (comprenant 8 sous-groupes que sont les Bakgatla, les Bakwenas, les Bameletes, les Bamangwatos, les Bangwaketses, les Barolongs les Batawanas et les Batlowas):

  • 9,4% de Kalangas
  • 1,8% de Hereros
  • 1,7% de San ( Bushmen ou Basarwas)
  • 1,7% de Haioms
  • 1% de Ndébélés
  • 1,1% d’Afrikaans

 

Le reste de la population comprend entre autres des Birwas, des Sothos du Sud, des Xhosas, des Naros, des Luyanas, des Subiyas, des Anglais, des Namas…

 

La langue parlée par la majorité de la population est le tswana (appelé communément le setswana), étroitement liée au Sotho. L’anglais a un statut de langue officielle bien qu’il ne soit la langue maternelle que de quelques 4000 personnes dans le pays.

Le Delta de l'Okavango

Long de 1300 km, l’Okavango, troisième plus grand fleuve d’Afrique Australe prend sa source près de la ville de Nova Lisboa en Angola. Il coule ensuite vers le sud est, traverse la bande de Caprivi en Namibie où il descend en cascades les chutes de Popa avant d’entrer au Botswana non loin de Shakawe.

 

Son Delta s’étend alors sur près de 15 000 km carrés. C’est le plus grand delta intérieur du monde et sa superficie est égale à celle de la Suisse! Il constitue une mosaïque de milieux changeant en fonction des saisons. En mars et en avril, après la saison des pluies en Angola, le fleuve gonfle et se rue vers le Botswana. Dès juin, les eaux du delta montent et déplacent les lits de papyrus, noient les îles basses et déracinent la végétation.

 

Le delta inclut la réserve de Moremi qui couvre un peu moins de 5 000 kms carrés, dans la partie Est du delta, soit 20% de la superficie totale de cette zone humide d’exception. Moremi contient une grande variété d’habitas, des ripisylves boisées aux roselières, en passant par des boisements de Mopane et des savanes arborées sèches.


La faune y est diversifiée et spectaculaire : troupeaux de buffles et d’éléphants, cortège impressionnant de prédateurs (hyènes, lions, léopards, guépards) et multiples espèces de canards et d’oies font de Moremi un paradis pour les amateurs de nature et d’observation animalière.

 

La réserve comporte de nombreux camps privés exclusifs que nous utilisons au cours de nos voyages tels Xigera camp, Chitabe camp, Xakanaxa camp. Ils ne sont souvent accessibles qu’en avion léger. Une fois sur place, il est possible d’explorer la zone à pied, en 4x4 ou en mokoro, ces pirogues locales qui permettent de pénétrer le labyrinthe vert du delta, où abondent les crocodiles du Nil et aussi du rare Sitatunga, une antilope complètement adaptée aux zones humides avec des sabots tournés vers l’extérieur pour faciliter les déplacements sur sol mou et qui n’hésite pas à s’immerger totalement à la manière d’un hippopotame lorsqu’il est effrayé.

 

A noter que l’Okavango abrite 30% de la population mondiale de lycaons, ce canidé menacé qui compte parmi les prédateurs d’Afrique les plus efficaces.

Le parc National de Chobe

Chobe est le second plus grand parc botswanais et couvre 10 566 kilomètres carrés. Le parc est divisé en 4 écosystèmes principaux: Serondela avec ses plaines et ses forêts denses dans le secteur du fleuve Chobe au nord-est ; les marais de Savuti à l’ouest, ceux de Linyanti au nord-ouest et la zone intérieure sèche qui les sépare.

 

Le premier atout de Chobe est d’abriter la plus grande population d’éléphants d’Afrique qui comporte pas moins de 120 000 individus! Celle–ci couvre la partie nord du Botswana et le nord-ouest du Zimbabwe et de quelques milliers au début du 20ème siècle, elle a augmenté rapidement contrairement aux populations des pays voisins décimées par le braconnage dans les années 1970-1980.


Les éléphants de Chobe migrent sur près de 200 kms entre les fleuves Chobe et Linyanti où il se concentrent à la saison sèche, et les points d’eau du sud-est du parc où ils se dispersent dès les premières pluies. Ils sont connus pour être les plus grands pachydermes du continent mais leurs défenses ne sont jamais aussi imposantes que celles par exemple de certains mâles du parc sud-africain Kruger.

 

Le secteur de Savuti est particulièrement réputé pour sa forte densité animalière tout au long de l’année. Girafes, éléphants, zèbres, impalas ainsi que lions et hyènes sont visibles aisément.


Savuti connaît depuis 1982 une période de sécheresse particulièrement sévère mais il présente toujours autant d’intérêt.

Le Kalahari

Plus large que le Danemark ou la Suisse, la réserve couvre pas moins de 52 800 kilomètres carrés. Créée en 1961, c’est la seconde plus grande réserve naturelle du monde.

 

Située au centre du Botswana, elle est caractérisée par de vastes plaines ouvertes traversées d’anciens lits de cours d’eau. Abritant au nord des dunes sableuses parsemées d’espèces buissonnantes, elle est fortement boisée dans sa partie Sud et sa partie centrale est couverte d’habitants buissonnants dénués de relief. La pluviométrie varie entre 170 et 700 millimètres par an suivant les endroits.

 

Le Kalahari est le centre de la culture Bushmen, plus communément appelés San ou Basarwa. Cette ethnie peuplant depuis des millénaires l’Afrique Australe est restée pendant longtemps la seule capable de survivre aux rigueurs du secteur en exploitant de manière ingénieuse et durable ses ressources.

 

Le gouvernement a ces 10 dernières années poussé ces populations à quitter la réserve, souvent par la force et sous des prétextes faussement écologiques mais récemment certaines communautés San ont obtenu le droit légal de retourner vivre sur leurs terres ancestrales.

 

La faune visible compte notamment d’importants troupeaux de Springboks et d’Oryx, de gnous bleus et d’élands, tous adaptés aux rigueurs des lieux. La plupart de ces espèces sont capables en effet de répondre à leurs besoins en eau uniquement à travers la végétation qu’ils consomment (melon Tsamma, racines, rosée captée par les feuilles).

De nombreux prédateurs peuplent le Kalahari comme le lion, le guépard, les hyènes brunes ou tachetées et le Lycaon. Girafes, autruches et suricates arpentent aussi les lieux et la faune reptilienne est très riche.